Sortie loisirs eaux-vives sur le Tarn, avril 2009

Tout kayakiste d’eau vive à sa “TODO list” : sa liste de rivières à descendre. Des grandes classiques qui manquent encore à son palmarès, des pissailloux locaux qui ne se font que 1 ou 2 fois dans l’année, ou alors ces rivières mythiques qu’on voit en photo ou en DVD.

Moi, dans ma todo-list, j’ai une bête noire : le Haut-Tarn !
Les quelques fois où les Joinvillais ont eu l’occasion d’y aller, j’étais coincé à Paris, et depuis, impossible d’avoir un niveau correct lorsqu’on prévoit d’y aller : soit trop d’eau, soit pas assez…

Pâques 2009, week-end de 4 jours, nouvelle tentative. Direction les Cévennes, avec Steve, Olivier et Bruno.

Tout commence bien : 2m20, bon niveau, cette fois-ci c’est la bonne !
Bon comme c’est le début de la saison et que ça fait quelques mois qu’on a pas naviguer, on reprend en douceur sur le moyen Tarn (Cocurès).
On a tout juste le temps de débarquer et de planter la tente qu’il commence à pleuvoir. Et quand il pleut dans les Cévennes… il fait pas semblant ! On appelle ça un épisode cévennole, c’est très bien pour faire monter les niveaux d’eau dans les rivières. Bref, il a plu pendant 3 jours sans arrêt.

Inutile de vous dire que le lendemain matin le niveau avait bien monté : 3m40 ! On oublie le Haut-Tarn…
Bref, on se refait un moyen Tarn. Et bien à ce niveau là, ça envoie bien ! Grosses vagues, ça pousse, ça va vite, un vrai bonheur, à condition de rester concentrer !
On a trouvé le rapide de Cocurès un peu chaud à notre goût à ce niveau-là, du coup on décide de porter… manque de bol on est du mauvais côté. Hop, c’est parti pour une mission “sanglier” pour remonter la rivière dans les ronces, faire un petit bac et porter du bon côté cette fois-ci.

Ensuite on enchaîne Cocurès-Florac à 3m60 (oui ça monte encore), alors là que du bonheur : de la grosse vague, on dirait “lower Oetz” en fin d’après midi ! Sauf que là on a affaire à une rivière en crue : pas de contres, beaucoup d’arbres sur les côtés, bref bain fortement déconseillé !

Le lendemain le niveau se stabilise entre 3m et 3m30, du coup on navigue sur le moyen Tarn et Cocurès-Florac. C’est pas vraiment ce pour quoi on était venu, mais attaquer la saison par du volume sur une rivière en crue, ça met en forme ! On oublie rapidement la déception de ne pas faire le haut-Tarn, et on profite à fond de cette navigation volume inhabituelle dans les Cévennes.

Malheureusement on ne connait pas très bien le coin, et on ose pas trop s’aventurer sur de nouveaux parcours avec autant d’eau. Pourtant il doit y avoir un max de parcours qui devaient se faire avec ce niveau.
On finit par aller tester le Tarnon, qui coule dans la vallée voisine. 1m75 à l’échelle du Tarnon, il y a de l’eau. Tout le début est plutôt cool, puis vers la fin ça s’accélère. Le passage à Vébron est très sympa, surtout l’entrée de l’étroit. Ca donne envie de revenir faire la partie haute !

Voilà, le week-end est fini, et… ironie du sort, le soleil apparait !

Encore une fois le Haut-Tarn à vaincu ! Encore un parcours qui reste sur ma todo-list… pour l’instant ;-)

Vincent