Stage jeunes sur la Vézère, avril 2001

Dimanche 8 avril, 8h, devant le hangar. On nage dans le brouillard, la nuit a été courte, trop courte. Enfin, c’est les vacances, avec tout ce qu’il a plut il doit y avoir de l’eau, et il va faire beau (on espère !), alors on se motive et on attache les bateaux ou plutôt on essaie, et ouais on est un peu “just” sur les sangles, c’est pas cool !!!

Bref, après avoir attendu Viannet (tiens, il commence bien lui ;-), on décolle enfin, direction la Vézère, ça rappelle de bons souvenirs à certains, le tout dans un calme religieux (merci la game-boy).

A midi on s’arrête (avec un peu de mal, n’est ce pas Gilles) pour manger, et là on tombe sur les avironneux de l’Ile Fanac, qui partent en stage à Brive. La prochaine fois on fait un stage en commun! non je rigole.

Puis on arrive enfin au gîte, superbe gîte sans chauffage, merci Bruno ! Au moins on est devant la rivière, alors on en profite pour naviguer un peu : on porte sur 1km, puis on descend le bassin de slalom (ou plutôt le rapide, avec ses 3 portes dans les arbres) en deux minutes. Bilan de cette première descente : 1 pagaie perdue (Alain) et 1 cassée (Gilles. En plus c’était (encore) la pagaie de Loulou, y’en a un qui va être content ;-) bref on a épuisé le quotas de pagaies, pas cool !

Deuxième descente, et bain de Clem (qui confond sa droite et sa gauche), suivit d’une natation de 950 mètres, dur !

Donc une première journée sympathique pour s’échauffer, sans compter qu’on a toujours pas vu le soleil, et ouais, “Corrèze, pays vert” !!

Le lundi matin on attaque les choses sérieuses, malgré un réveil tardif (dur dur de sortir du duvet le matin !) Une première descente de la (trop) classique “Vigeois-Estivaux”, pendant que Georges nous fait la navette. Et déjà Pierre qui se plein de son bateau : “y’en a marre du Voodoo”. Un petit pic nique et c’est reparti, cette fois-ci sans Gilles, qui est de corvée de navette. Au départ on croise Ecuelles qui vient d’arriver. Pierre a de plus en plus de mal avec son Voodoo, il prend même des bains dans des contres. Alors pour se rattraper, il essaie de faire des cartwheels à l’arrivée. Ah les descendeurs, vraiment !

A par ça, Guillaume navigue à moitié dans l’eau, tandis qu’Antoine coule tous les 100 mètres, Clémentine explose nos oreilles à coups de “j’vais mourir”, “j’suis stressée”, “j’suis trop dé-stressée”, “Ahhhhh” Heureusement que Viannet est calme sur l’eau (c’est le seul endroit où il est calme, d’ailleurs)

Retour au gîte, Brrr y fait froid. Clem nous montre ses talents de cuistot et Viannet ses talents de plongiste. Pierre essaie de comprendre un bouquin de descente, Antoine tente désespérément d’ajouter le verbe “revouloir” au dico (mais heureusement Gilles veilles), et Guillaume n’a toujours pas lâché son bonnet depuis le début du stage (!). Enfin, bonne nouvelle : toujours pas de soleil, mais pas mal de pluie et de froid. pas grave, on est habitué !

Alors Georges nous remonte le moral à coup de punch en nous parlant de la Guadeloupe, sur fond de “Red Hot Chili Peppers”.

Bref, les journées s’enchaînent (et ne se ressemblent pas, malgré la pluie). On navigue avec Ecuelles, ça fait un joli troupeau de 20 bateaux sur l’eau, avec des sketches assez comiques : ça ressemble plus à du Stock-car qu’à du kayak, avec parfois des séries de bains (4 d’un coup, et v’lan, strike !)

Pierre, fidèle à ses habitudes, nous fait bien rire : il reste 45 minutes sur le bord dans son bateau de descente en attendant la navette, il essaie d’échanger son Voodoo contre une barquette, tente de passer à travers d’énormes rochers en descente, oublie de retirer la prise de la remorque (alors forcément, quand on enlève la remorque…), et cumule les oublis : chaussons, jupe. Son principal concurrent est Antoine, qui oublie ses chaussons et son k-way, et même Gilles s’y met et oublie son gilet ! (et vive le téléphone portable ;-) Viannet se fait discret avec sa tendinite au poignet, et Clem dégueule son jus d’orange à tout bout de champs.
Bref, c’est la fête, et en plus : et bien oui il pleut toujours et encore.

Alors pour se réchauffer, on se marre. Mais alors beaucoup, beaucoup, beaucoup. Faut dire qu’on a eu le droit à un véritable festival, notamment de Pierre (encore !), qui entre autres craint d’attraper un Ulster à l’estomac en mangeant des tartines de moutarde. Et c’est redoutable, les Ulster, surtout pour les crises de fou rire ! Pierre est également un grand mangeur de couscous, et il nous a proposé pour le dernier jour de faire cuire les 6 Kg de couscous sur le moteur du Boxer, rien que ça !
Clem en à profitée pour nous faire part de sa fabuleuse logique : la pauvre “ne voyait pas les autres devant, alors elle ne savait pas où ils étaient”. C’est vrai que sur une rivière, y’a de quoi se poser des questions !

Bref, le temps passe, on aperçoit quelques éclaircies vers la fin, et on profite d’un super temps… le dernier jour ! C’est pas grave, l’année dernière on a eu la même chose, alors on commence à s’habituer…

Lors du nettoyage du gîte, certains ont appris à se servir d’un balais, je dis ça parce que maintenant ils vont pouvoir aider chez eux, ça leur fera de l’entraînement pour le prochain stage !

Finalement, on attaque le chemin du retour, sans la pluie, mais avec les “Red Hot” (on change pas les bonnes habitudes). La route est toujours explosée : forcément, ils font des travaux partout dans le coin, même les habitants font leurs trous, histoire d’imiter la DDE (et puis surtout ça les occupe !)

Alors voilà , c’est fini, on est de retour à Joinville, oh c’est beau la Marne, en plus le C25 ne démarre plus… mais ça c’est une autre histoire, maintenant c’est direction le soleil !

Un p’tit bilan quand même, avec en vrac : des bains, normal, mais beaucoup moins que l’année dernière, surtout Clem (6 contre 20 l’année dernière, quel progrès !), de la pluie (beaucoup), du froid (beaucoup beaucoup), du soleil (un tout petit peu. En tout cas pas assez !), une bouteille de punch (la prochaine fois on en prend plus), des nouveaux surnoms (Guillaume, alias “coton-tige” ou “bonnet”), pas assez de chocolat, un grand fan des “Red Hot”, une prise de remorque explosée, on a retrouvé Mc Giver (Georges, évidemment), un bouchon d’Inazone perdu, Pierre a cassé son descente, un grand jeu avec les bouchons des bateaux sur l’eau (Gilles, il coule ton topo-duo !), une pagaie perdue, 1 cassée (Loulou, encore ta pagaie!), plein plein plein de conneries, et le reste je sais plus alors j’arrête ouf c’est fini !

Merci à ceux qui étaient là, tant pis pour vous les autres, des stages comme ça c’est unique au monde, “made in JEV”.

Et la morale de cette histoire, c’est que si un jour Bruno vous conseille un gîte “super trop bien”, surtout ne l’écoutez pas !!!!

Vincent